Don Winslow

Don Winslow est l'auteur de dix-neuf romans traduits en une vingtaine de langues, dont les best-sellers Cartel (Seuil, 2016) en cours d'adaptation au cinéma par Ridley Scott, et La griffe du chien (Fayard Noir, 2007). Il vit en Californie. [suite]

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La Frontière Don Winslow
  • Broché 23,90 €
  • EPub 16,99 €
Corruption Don Winslow
  • Poche 8,50 €
  • Broché 22,90 €
  • EPub 7,99 €

Les avis des lecteurs sur ses livres Découvrez les avis des lecteurs et laissez-vous guider

  • A propos de La Frontière
    Posté par Lau L le 06/11/2019 à 15:39

    Il y a un an, je vous parlais de Corruption http://www.evadez-moi.com/archives/2018/11/23/36889035.html dans lequel l’auteur dressait une fresque incroyable de New-York et de sa police par le biais de Malone.

    Cette année, Don Winslow clôture sa trilogie consacrée aux cartels après La Griffe du chien (Fayard 2007) et Cartel (Seuil, 2016) avec La Frontière, cette fois-ci chez Harper et Collins.

    Encore une fois, ce roman est grandiose, de part son volume (912 pages quand même), par sa richesse de personnages, et par son intrigue. Mais au-delà de ça, ce sont tous les mécanismes des cartels d’Amérique Centrale et du Sud qu’il démêle afin de donner une vision précise, violente, du pouvoir de ces narco-trafiquants, tant au niveau économique et social de leurs pays qu’au niveau politique, bien au-delà des frontières.

    Don Winslow a un talent rarement vu pour ce qui est d’assoir ses personnages. Dans ce roman, ce n’est pas un personnage principal que nous suivons mais plus d’une dizaine. Le tour de force réside dans le fait que, malgré la profusion de personnages principaux, l’auteur ne perd jamais le lecteur. On sait toujours exactement où et avec qui on se trouve. Tout s’enchaîne à la perfection.

    Ne cherchez pas les bons et les méchants, il n’y a aucun « bon » et malgré tout, chacun de ces personnages a un côté humain.

    La Frontière c’est surtout des histoires de vengeances, peut-être plus que de conquête de territoire ou de marchés.

    Art Keller, ancien agent de la DEA qui a déjà combattu le puissant cartel de Sinaloa, prend du gallon et revient en directeur de cette même DEA.

    Il se retrouve face à Los Hijos après que la plupart des parrains soient soit en prison, soit morts. Los Hijos sont leurs fils. Ils se sont partagé les territoires mais se mènent une guerre sans merci pour être le nouveau parrain, étendre leur territoire, leur pouvoir, leurs comptes en banque et leur influence sur la politique et le juteux marché Nord-Américain.

    On pourrait penser qu’il est vraiment nécessaire d’avoir lu les deux précédents tomes. Même s’il est dommage de ne pas les lire, La Frontière se lit sans problème en « one shot » puisque l’auteur glisse subtilement les éléments des deux précédents romans dans le déroulé de son histoire.

    Le style reste le même qu’avec Corruption pour un texte formidablement documenté.

    Don Winslow est un maître aux romans tous époustouflants.

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  • A propos de Corruption
    Posté par Lau L le 06/11/2019 à 15:38

    Don Winslow est de ces auteurs qu’on ne présente plus. Dans ce roman époustouflant, il nous amène au cœur de New York, nous y enferme à tel point que la ville oppresse, engloutit les personnages et le lecteur.

    Dans ce roman, j’ai visité New York aux côtés de Malone, Russo, Billy O, Big Monty et Levin. J’ai écouté les anecdotes parfois drôles de la Task Force, j’ai rencontré leurs familles et pris un verre avec eux, fait une partie de bowling.

    On s’attache énormément à cette équipe. Malone est l’anti-héros par excellence mais on ne peut que l’aimer.

    Et une fois qu’on a intégré, en tant que lecteur, cette équipe, l’auteur nous raconte alors leur vie, leur boulot.

    Dans une fresque flamboyante de la police Newyorkaise, Don Winslow dénonce la corruption qui fait plus que gangréner cette ville.

    Les trafics d’armes, de drogue, cet argent sale qui coule à flot et qui arrose qui peut servir à développer encore plus ces trafics, cet argent qui finit par éclabousser même les meilleurs des flics.

    Les gangs qui se partagent les quartiers, la pègre qui tente de résister à ces gangs de plus en plus forts et de plus en plus riches.

    Et, bien sûr, en haut de la pyramide, les politiciens qui n’hésitent pas à sacrifier hommes, femmes et enfants, carrières et même des vies.

    Don Winslow dénonce par-dessus tout la justice et comment la corruption de tout un système peut favoriser les trafics et faire grimper les taux de criminalité.

    Malone ne voulait qu’une chose, être un bon flic. Au travers de son combat contre une vente d’armes, lui et ses équipiers vont sombrer et être avalés dans une spirale de meurtres, de corruption, de trahison. Pour avoir voulu profiter du système afin de mettre leurs familles à l’abri du besoin, ils vont devoir rendre des comptes à des plus pourris qu’eux.

    Ce polar est sans doute le plus remarquable de la production actuelle. Si la perfection existait en littérature noire, il en serait sans aucun doute un des porte-flambeaux. Le lecteur se retrouve en immersion totale, au cœur de la grande pomme.

    C’est magistral mais terrifiant. Car, comme le dit l’auteur lui-même, tout est vrai.

    Un polar impressionnant par un auteur qui, pour le coup, me laisse sans voix.

    On soulignera la superbe traduction de Jean Esch.

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  • A propos de Corruption
    Posté par yannick p le 13/05/2019 à 21:13

    Avec Corruption Don Winslow signe à nouveau un roman fort.

    Le pitch : Denny Malone 18 ans de service, respecté et craint. C’est le patron de la Task Force de Manhattan North. Son unité d’élite fait régner la loi dans les rues de New York. Mais pour combattre, les dealers, les trafiquants d’armes, il faut souvent user des mêmes coutumes. Rien n’est propre dans la ville qui brille. Tout se passe bien jusqu’au jour où, après une descente, Malone et ses hommes commettent leur 1ere erreur. Mettre la main des millions de dollars de drogue… Et la garder. Le FBI va alors lui coller aux basques pour le forcer à dénoncer ce système corrompu. Dans le deal, l n’y a pas que les avocats ou les politiciens, mais également ses frères d’armes, ses coéquipiers. Malone est à la fois une cible et un atout. Mais au fond de lui, il reste un flic.

    Apres Cartel et La griffe du chien, il ne fait aucun doute du talent de Don Winslow pour embarquer le lecteur dans un récit qui sent la réalité à plein nez. Sa force d’écriture est toujours sans pareille. Il maîtrise plus que jamais son art.

    C’est un roman fort. Je le pensais démarrer trop lentement. J’avais tort. Winslow vous emmène juste en profondeur, à la lisière de la déchirure pour mieux la saisir.

    Manhattan nord. Pas forcément le lieu le plus touristique quand on est sur NYC, à part peut-être un gospel le dimanche matin. Pourtant c’est le quotidien de la Task Force de Manhattan. Cette fraternité se joue des règles pour dominer, maitriser les gangs, mais aussi tous ceux qui bénéficient des pots de vin, qui tirent bénéfice du système. Eux aussi en font partis. Sang, drogue, parole donnée, meurtre, dégringolade, vertu, vice, Malone nous fait passer toutes ses épreuves, lui fils de flic, frère de pompier mort le 9/11 a la fâcheuse tendance à prétendre à faire régner la loi. Sa loi.

    Mais après lecture, ce que je retiens de Corruption, est l’histoire d’un roi assis sur un trône de sable, de coke. C’est un drame shakespearien où le héros est tiraillé entre le bien, le mal, et la famille, les ennemis, l’engagement, la responsabilité. Vaincre ou être asservi. C’est puissant. Décidément à ne pas louper.

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